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Dès sa création, le FIDHJI s’est inscrit dans une voie singulière, une voie qui demande force de conviction, intégrité, engagement, écoute, patience et capacité de résistance.
Quelle idée de vouloir défendre la « Danse Jazz » en 2010 ? Une démarche de cette nature fait elle encore sens, dans un paysage très marqué et dominé pratiquement sans partage par des approches singulières conceptualisées sous le terme Contemporain ? Peut on encore parler de « Danse jazz aujourd’hui ? »
Combiens de fois avons-nous entendu de « créateurs savants » ou lu dans des magazines de grande audience nationale que
le Jazz est mort !, que c’est un désert intellectuel et créatif ?
Le Fidjhi, comme beaucoup d’autres projets similaires dans notre pays, apporte un démenti formel à ses points de vue. Le Jazz n’est pas Mort ! , dans son histoire hexagonal, il est passé par plusieurs phases, mais n’a jamais disparu. Il a pris de nouveaux et multiples visages, il n’a pas non plus effacé ses premiers visages ! C’est l’art de la rupture dans la continuité. Quelle leçon de sagesse !
Le Jazz est naturellement très accueillant et très poreux ce qui le rend parfois insaisissable. Le Jazz est une Culture, défendre le Jazz, c’est défendre une culture, une façon de percevoir et de vivre la réalité. Le jazz est un Art de vivre que partage des millions d’individus dans le monde. Défendre le Jazz, c’est défendre une histoire et des valeurs telles la tolérance, le vivre en semble, le respect, l’écoute de la différence, l’humanisme comme réponse à l’adversité, le refus d’hégémonie culturelle et la liberté d’expression individuelle….
Grâce à l’initiative de sa Directrice Artistique, Cynthia Jouffre et de toute son équipe, à qui je rends hommage, le Jazz et sa culture perdure. Ce type d’engament de nos jours est un vrai acte politique, car il faut donner beaucoup de sa personne. L a programmation de la cinquième édition est très fidèle aux valeurs que nous partageons tous.
Ouverture de par la diversité des propositions et esthétiques, accessibilité de par la politique tarifaire et
mixité de par la multiplicité des actions. Je suis sûre que le public et y trouvera son compte.
C’est un plaisir et un honneur de présider cette nouvelle édition.
Bonne chance et longue vie au festival !
James Carlès
Janvier 2010
Centre James Carles
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